
Né en 1981, à Bacau en Roumanie. Jean-Baptiste Achim Calistru fait ses études aux Beaux-Arts du Mans de 2000 à 2005. En parallèle, il suit une formation musicale au Conservatoire National de Musique et dispense des cours de dessin aux Compagnons du Devoir, au Mans. Sa première exposition personnelle a lieu en 2005 à L'espal au Mans. En 2005-2006, il approfondit sa pratique dans l'atelier de Giuseppe Penone aux Beaux-Arts de Paris. Il vit et travaille à Paris et au Mans.
Jean-Baptiste Achim Calistru dit « dessiner partout et sans arrêt »; « d'une manière inconsciente, aveugle ». Au graphite, sur papier, il réalise de grands dessins qu'il présente en assemblages et qui sont le « portrait d'une action qui s'engage à partir de la feuille dans l'espace de » sa pensée. L'échelle de ces dessins est celle de l'espace investi, de l'architecture du lieu où ils s'accomplissent. Il travaille par séries, se suivent : Le Temps du dessin et de la parole, 2003 ; Marcher autour du dessin, s'y coucher ou Dessin, plage où rêve mon corps, 2004 ; Dessiner l'intérieur, 2005. Dans le même temps, il réalise des actions, des photographies, des vidéos. En 2006, il entreprend un projet autour du travail du cinéaste Andréï Tarkovski.
« Dessiner, c'est écouter, ausculter le lieu où l'on se trouve. L'oeil devient oreille. Mes oreilles se séparent du mélange informel du monde. J'épouse la surface du dessin et je deviens sourd. C'est la même surdité lorsque je lis un livre. Ce qui s'entend alors, ce sont les entrailles de mon attention. »